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mercredi 25 février 2015

Je veux devenir moine zen de Kiyohiro Miura




Un livre comme un kôan zen : d'une simplicité désarmante, il raconte avec une allégresse et un humour dévastateurs comment la décision d'un petit garçon de devenir moine zen va bousculer toutes les certitudes de ses parents, changer leur rapport au monde et les éveiller malgré eux à des vérités qu'ils n'avaient jamais soupçonnées. Ce roman largement autobiographique a obtenu en 1988 au Japon le prestigieux prix Akutagawa.


Kiyohiro Miura ((三浦清宏, Miura Kiyohiro?), est un écrivain japonais, né le 10 septembre 1930. Il a reçu le prix Akutagawa en 1988 pour son roman (le seul traduit actuellement en français) Je veux devenir moine zen (Chônan no shukke, 長男の出家).

Poche: 142 pages
Editeur : Editions Philippe Picquier (1 mars 2005)
Collection : Picquier poche
Langue : Français


Le titre ainsi que le synopsis m'avaient tout de suite interpellés en me laissant présager que j'allais découvrir l'histoire de ce petit garçon qui voulait devenir moine.


En fait, ça n'a pas été ça du tout et j'ai été très déçue. Le narrateur est en fait le père du jeune garçon et le contenu du livre ne relate plutôt la difficulté des parents à accepter de perdre leur enfant unique de surcroît pour que celui-ci puisse devenir moine. Car effectivement, devenir moine implique la rupture total du lien familial jusqu'à l'adoption légale de l'enfant par la prêtresse qui le formera.


On ressent très bien que le père vit sa vocation à travers la vie de son fils. La mère, quant à elle, n'a apparemment pas son mot à dire, et sa souffrance et son inquiétude à l'idée de perdre son enfant est très perceptible


Jamais, on ne sait de ce ressent l'enfant, Ryota .A se demander même s'il avait vraiment envie de devenir moine devant renoncer à ses amis, sa famille, à la musique,à ses facéties.... 


Heureusement, ce livre est court et bien écrit, ce qui m'a permis d'aller au terme de ma lecture.



mardi 17 février 2015

Plus fou que ça.... tumeur de Véronique LETTRE




Véronique, brillante publicitaire de 37 ans, a trois enfants en garde partagée, deux chats à temps plein et... un cancer cérébral. Elle a reçu son diagnostic en mars 2009. Rapidement, sa famille et ses amis l'ont submergée de lectures. Ils avaient tous les meilleures intentions du monde, mais ces lectures étaient lourdes et déprimantes. Vivre le cancer était déjà assez difficile pour Véronique, elle n'avait pas le goût de lire des ouvrages sérieux sur le sujet !Elle avait besoin de rire et de dédramatiser. Elle avait envie de légèreté pour aborder les mois difficiles qui l'attendaient. Malheureusement, elle n'a rien trouvé. Alors, elle s'est dit : " Pourquoi ne pas écrire moi-même le livre que j'aurais aimé avoir sous la main ? " À travers une vie de famille mouvementée, entre les traitements de chimio et de radiothérapie, le lecteur suivra ses aventures rocambolesques, parfois tristes, souvent drôles, toujours touchantes.

Véronique Lettre détient un baccalauréat en administration marketing de l'Université du Québec à Montréal. Elle est aujourd'hui vice-présidente marques et contenus chez TVA Publications, et son cancer, diagnostiqué en 2009, ne présente toujours aucun signe de récidive. Plus fou que ça tumeur est son premier ouvrage. Christiane Morrow est la mère de Véronique Lettre. Elle est une universitaire spécialisée en orthophonie et en psychopédagogie.


Broché: 279 pages
Editeur : STANKE (7 mai 2012)
Collection : 10 sur 10
Langue : Français


Ce livre est le témoignage émouvant d'une jeune femme de 37 ans, publicitaire, maman de trois enfants et qui apprend presque par hasard, qu'elle est atteinte d'une tumeur cérébral.
Après l'annonce de son diagnostic qui l'a quelque peu sonnée, elle est surprise par l'attitude de son entourage. Tout en les comprenant, elle sent tout de suite que ce n'est pas de cette attitude qu'elle a besoin.
Oui dans ces moments-là, on a besoin de positiver, elle aurait aimé trouvé des témoignages qui lui remonte le moral.
Elle sait qu'elle a seulement 2 solutions qui s'offrent à elle : - soit elle subit - soit elle traverse cette épreuve dans les meilleures conditions possibles
Ainsi Véronique Lettre nous fera partager son expérience en écrivant ce livre, celui dont elle aurait eu besoin quand on lui a appris qu'elle avait cette terrible maladie.
Ce témoignage est particulièrement touchant, sensible, drôle (eh oui, c'est possible, elle a beaucoup d'humour) mais on éprouve des émotions comme la colère, surtout dans la partie où elle nous explique ses tracas administratifs dans les hôpitaux, les dossiers qui se perdent, le manque de communication entre les service et les médecins.
Malgré des statistiques difficiles à entendre, Véronique Lettre va garder le moral et toujours penser qu'elle sera dans le faible pourcentage de ceux qui s'en sortent, la guérison peut être pas, mais la rémission,.
Le thème de la famille, conjoint, enfants, parents, soeurs, et même collègues, face à la maladie d'un proche est abordée.
Si j'ai souvent ri, j'ai pleuré aussi en lisant ce témoignage. On a face à nous une femme et une maman extrêmement courageuse qui nous donne une bonne leçon de courage


vendredi 13 février 2015

Nos faces cachées d'Amy Harmon





Le roman phénomène de l'auto-édition Young Adult, best-seller aux États-Unis. Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


Amy Harmon fait partie de ces rares auteurs auto-édités figurant au palmarès des meilleures ventes de USA Today et du New York Times. Dès sa plus tendre enfance, Amy a su qu'elle voulait devenir auteur, partageant ainsi son temps entre l'écriture de chansons et celle de ses histoires. Chanteuse, elle a également sorti un album de blues gospel en 2007 intitulé What I Know. Elle est l'auteur de cinq romans pour jeunes adultes. Véritable phénomène d'auto-édition aux États-Unis, Nos faces cachées a bouleversé la blogosphère et les lecteurs de tous âges.


Broché: 436 pages
Editeur : R-jeunes adultes (22 janvier 2015)
Collection : R
Langue : Français


Malgré le fait de voir ce livre partout sur la blogosphère, je n'étais pas spécialement tentée de le lire.
J'ai d'abord associé la couverture du livre à un énième roman érotique et ça ne me tentait vraiment pas.
Jusqu'au moment où j'ai découvert et lu l'avis d'une copinaute sur son blog auquel je suis abonnée.
Et là, je me suis dit qu'effectivement ce livre devrait me plaire et enfin je me suis laissée tenter.
Et j'ai eu bien raison car j'ai découvert un très beau livre.

Ambrose, beau comme un dieu, passionnée et champion de l'équipe de lutte est au lycée.
Fern, fille du pasteur, sait qu'elle n'est pas jolie. Elle a un jour entendu sa mère le dire à sa tante. Si c'est vrai qu'à 11 ans, elle était petite, très très mince, peu développée, une dentition pas très jolie et une chevelure indomptable, la chrysalide s'est transformé en un joli papillon sans que celle-ci n'en soit consciente. Elle s'évade dans les lectures de romans d'amour, en écrit même. Elle est très proche de son cousin Bailey, souffrant de la myopathie de Duchêne et comdamné à courte échéance. Ils ont tous deux une relation très particulière qui fait que Bailey réussit à garder un bon moral

Elle a pour amie, Rita, qui elle est superbe. Lorsque celle-ci s'intéresse à Ambrose et veut sortir avec lui,elle demande à Fern de rédiger les lettres d'amour qu'elle veut lui laisser dans son casier. Fern accepte mais elle se prend au jeu et ses lettres contiennent tout ce qu'elle lui aurait dit si elle avait vraiment été sa petite amie. Rita ne sert plus que d'intermédiaire mais elle sort avec Ambrose et c'est tout ce qui l'intéresse. Seulement, Ambrose la trouvant si différente de ce qui transparaît dans ses lettres est déçue et finit par rompre. Rita lui avoue alors que ce n'est pas elle qui écrivait ces lettres mais Fern. Ambrose, se sentant humilié, est très en colère.

A la fin de l'année scolaire, peu de temps après les événements du 11 septembre, Ambrose décide de s'enrôler dans l'armée et convainc ses quatre meilleurs amis de s'engager avec lui.

Quand celui-ci part à la guerre en Irak, Fern est anéantie.

Les mois passent sans qu'elle n'ai de nouvelles jusqu'au jour où elle apprend que les 4 amis d'Ambrose sont morts et que celui-ci est grièvement blessé.

Quand celui-ci rentre en ville, il ne veut voir personne; Il travaille de nuit dans la boulangerie de son père. Fern travaille elle aussi de nuit et chaque soir,elle l'aperçoit.

Une histoire d'amour, d'amitié poignante et émouvante. L'auteur aborde beaucoup de thèmes, l'amour bien sîur, l'amitié, la beauté physique et la beauté du coeur, la laideur, le handicap, la mort, la violence conjugale,les préjugés, la force de caractère, la véritable nature des gens au delà de l'apparence physique....
J'ai ressenti tout un tas d'émotions à la lecture de ce livre. L'auteur a su m'emporter. Si vous ne l'avez pas encore lu, lancez vous, vous ne serez pas déçu.


Série 1Q84,Tomes1, 2,et 3 d'Haruki Murakami



                                       





Tome 1

Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour, composantl'œuvre la plus ambitieuse de Murakami. " Magistral. (...) Un drôle de livre d'anticipation qui se déroule dans le passé, un roman d'amour mélancolique, un suspense accrocheur, 

Tome 2
Le monde 1Q84 a été révélé. Miroir d'un univers à la dérive ou promesse d'un présent recomposé hors des ténèbres, il déploie ses brumes oniriques et ses deux lunes. Autour de lui, Tengo et Aomamé gravitent, voués à leur destin. Livre 2 du best-seller mondial, le chef-d'œuvre de Murakami découvre la vérité humaine à la frontière des mirages. " Le lecteur est pris au piège. Chapitre après chapitre, [...] il avance dans un récit qui tantôt s'éclaircit tantôt se complique au rythme des inventions de l'écrivain. La frontière entre le réel et le fantastique n'a jamais été aussi ténue chez cet auteur qui affectionne les glissements furtifs. " Françoise Dargent, Le Figaro Traduit du japonais par Hélène Morita

Tome 3
Au Japon, d’octobre à décembre 1984. Aux voix d’Aomamé et de Tengo se joint dans ce troisième volume celle du détective Ushikawa. Enrôlé par la secte des Précurseurs, Ushikawa se lance aux trousses de la tueuse et de l’écrivain, et lève un à un les voiles sur leur passé. Sous les deux lunes de 1Q84, un complexe jeu du chat et de la souris se met en place. Pour Aomamé et Tengo, le temps est désormais compté…





Né à Kyoto en 1949, Haruki Murakami est le traducteur japonais de Scott Fitzgerald, Raymond Carver et John Irving. Ne supportant pas le conformisme de la société japonaise, il s'est expatrié en Grèce, en Italie puis aux États-Unis. En 1995, après le tremblement de terre de Kobe et l'attentat du métro de Tokyo, il a décidé de rentrer au Japon. Haruki Murakami a rencontré le succès dès la parution de son premier roman, Écoute le chant du vent (1979), qui lui a valu le prix Gunzo. Suivront notamment Chroniques de l'oiseau à ressort, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Les Amants du Spoutnik, Kafka sur le rivage et Le Passage de la nuit. Il signe aujourd'hui une trilogie, 1Q84, dont les deux premiers tomes ont paru chez Belfond en 2011 et le dernier tome sortira en 2012. Plusieurs fois favori pour le prix Nobel de littérature, Haruki Murakami est aujourd'hui un auteur culte au Japon et son œuvre est traduite dans plus de trente pays.


Broché: 550 pages / 495 pages / 620 pages
Editeur : 10 X 18
Collection : 10/18
Langue : Français


C'est avec cette trilogie que je découvre Haruki Murakami.

On m'avait dit : "tu verras, cet auteur, on adore ou on déteste!"

Pour ma part, il m'a intrigué!!!!

On peut dire qu'il a un univers très particulier. Il a su me captiver avec le premier tome.

Et pourtant, cette trilogie est écrite avec de très longues descriptions, des longueurs.... et un rythme très très lent. Trois caractéristiques que je n'apprécie guère dans la lecture.

Nous allons donc tout au long de ces trois romans suivre la vie de deux personnages.

Celle d'Aomamé, jeune femme de 29 ans, célibataire, solitaire, professeur d'art martiaux et au service d'une étrange organisation. Sa particularité, avoir vécu jusqu'à l'âge de 11 ans dans une secte.

Et celle de Tengo, la trentaine, célibataire lui aussi, professeur de mathématiques à l'université, et romancier à ses heures perdues.

Ces deux personnages se sont connus très peu de temps à l'école primaire où un simple geste de Tengo envers Aomamé, une simple poignée de main de Tengo va donner lui une place très particulière dans le coeur d'Aomamé.

Je n'ai pas pu écrire mon avis pour chacun des volumes de cette trilogie. En effet, c'est une seule et même histoire qui aurait pu être écrite en un seul tome. Malgré le fait que chacun des tomes comporte au moins 500 pages, je dois avouer qu'il se passe très peu de choses. L'auteur met un temps infini à planter son décor, ses personnages et les différentes situations. L'histoire de mondes parallèles, de Little people, de Chrysalide de l'air, de précurseurs... et autres étrangetés.

Une histoire entre fantastique et surnaturelle. Je me suis souvent sentie perdue,ne sachant plus vraiment dans quel monde j'évoluais.

Un style addictif où malgré le rythme très lent, on a envie de continuer à tourner les pages encore et encore afin de découvrir enfin où l'auteur veut nous mener.

Souvent partagée entre agacement et intérêt, je n'ai pu faire autrement qu'enchaîner la lecture de ces trois tomes à la suite. Le mot qui me vient à l'esprit serait 'Envoutement". Oui je me suis sentie envoutée par cette histoire. Un sentiment bizarre qui colle pourtant bien à mon ressenti.

Tout au long de ces trois tomes, l'auteur distille des morceaux de puzzle qui s'enboiteront les uns au autres dans la dernière partie.

Donc, j'ai adoré ou détesté???? je ne sais pas trop.Il va me falloir découvrir d'autres de ses oeuvres afin de pouvoir répondre à cette question.



vendredi 14 novembre 2014

Mister Perfect de Linda Howard




Quels sont les attributs de l'homme idéal ? Voilà le sujet passionnant qui occupe quatre collègues de bureau autour d'un dîner bien arrosé. Au fil de la soirée, les exigences se font plus précises et les filles s'amusent à dresser une liste des qualités de l'homme idéal. Leur liste fait le tour des bureaux, la presse et la télé s'emparent de l'affaire, mais un jour, l'une d'elles est assassinée...




    Broché: 343 pages
    Editeur : J'ai lu (28 juin 2013)
    Collection : J'ai lu Romantic Suspense
    Langue : Français




      Linda Howard est auteur d'une trentaine de romans figurant fréquemment parmi les best-sellers du New York Times. Elle a reçu de nombreux prix et a vendu plus de dix millions d'exemplaires à travers le monde.


      Un livre que j'ai découvert grâce à une challenge qui s'est déroulé sur le forum "Au fil des pages",
      Ainsi Cricribib m'a fait parvenir ce livre en prenant soin de cacher la couverture et la 4ème de couverture.
      J'ai donc lu ce livre sans savoir ni qui l'avait écrit ni ce qu'il contenait.
      Eh bien, ce fût une très belle découverte.
      Une blague entre amies qui autour d'une table, buvant un verre, vont faire la liste des critères qui seront pour elle ceux qui définissent le mieux l'homme idéal.
      Mais après que la presse et la télé s'emparent de l'affaire, une des quatre filles est assassinée.
      Jaine vient enfin d'acheter son appartement dans un paisible quartier. La vie est belle, exceptée le fait que son voisin "Sam Donovan" avec la vie décalée qu'il a l'air de mener est très bruyant et trouble sa quiétude.
      Mais celle-ci apprendra vite qu'il n'est autre que le policier de la brigade criminelle qui va enquêter sur le crime qui touche son amie.
      Entre romance et enquête policière, j'ai adoré ce roman qui m'a fait passé un très agréable moment, m'a tenu en haleine et qui m'a donc faire lire ce roman quasiment d'une traite.
      Par ailleurs, il m'a donné très envie de découvrir ses autres romans, Merci à Cricrilib de m'avoir fait découvrir ce livre et cette auteure.




      jeudi 13 novembre 2014

      La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino




      Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas... Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques... Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D'une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.




        Broché: 253 pages
        Editeur : Actes Sud (3 avril 2010)
        Collection : Actes noirs
        Langue : Français


          Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Il est une des figures majeures du policier japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X, à paraître dans " Actes noirs ".


          Au décès de son père, Sayaka reçoit une enveloppe contenant une clef et un plan. Sayaka ne va pas très bien, elle est mariée à un homme d'affaires qui s'absente plusieurs mois d'affilés. Elle est aussi maman d'une petite fille de 3 ans avec qui elle a de gros problèmes relationnels. Et puis, un problème qu'elle a depuis toujours mais qu'elle refoule tant bien que mal ressurgi... En effet, elle n'a plus aucun souvenir de ses jeunes années. Bizarre, ses parents refusaient de lui en parler et chez eux dans les albums photos, rien sur elle avant 5 ou 6 ans. Elle éprouve dans cette période difficile le besoin de comprendre et qui sait, peut être que cette clé et ce plan vont l'aider dans sa quête.
          Oui, mais elle ne peut ni ne veut agir seule. La seule personne en qui elle ait confiance est son ancien petit ami, celui avec qui elle a passé 6 années avant d'avoir rompu. Elle le contacte donc et le convainc de l'accompagner et l'aider dans cette recherche du passé.
          Ils vont donc se rendre au point indiqué sur le plan. Point qui s'avérera être une maison, abandonnée et très vite ils vont constater des choses étranges.
          L'auteur, que je découvre avec ce roman, a un style très particulier, bref, concis, il sait tenir le lecteur en haleine dans une ambiance souvent pesante. Petit à petit, il va nous livrer les pièces du puzzle.
          Et accompagné des deux protagonistes, nous allons comprendre ce qui s'est réellement passé, et comment cette histoire a marqué l'inconscient de Sayaka et fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui.
          J'ai grandement apprécié ce roman même si j'aurais voulu savoir qu'elle allait être la vie de Sayaka après cette re découverte.
          Je vous le recommande chaudement.



          mercredi 14 mai 2014

          PS, I love you de Cécile Ahern




          Holly et Cerry s'aimaient follement. savaient la vie devant eux. Du moins le croyaient-ils... La mort soudaine de Gerry laisse Holly désespérée. Mais Cerry avait juré qu'il ne l'abandonnerait pas. Son ultime cadeau : " La Liste ", dix lettres à ouvrir après sa mort qui, chaque mois, aideront Holly à reprendre pied. Elle comprendra peu à peu que la vie vaut d'être vécue (mais, c'est toujours plus facile quand un ange veille sur vous !). Poignant et drôle, tendre et juste, le premier roman de l'Irlandaise Cecelia Ahern, vingt-deux ans, s'impose comme le best-seller le plus romantique de l'année !


          Cecelia Ahern, 22 ans, est la fille du premier ministre d’Irlande, Bertie Ahern. P.S. I love you est son premier roman. Il a suffi de dix chapitres envoyés à un agent littéraire pour que se déclenchent d’énormes enchères (un contrat d’1 million de dollars pour deux livres signé avec l’éditeur américain Hyperion, un contrat de 300 000 dollars avec Harper Collins pour l’Angleterre et l’Irlande).


          Broché: 380 pages 
          Editeur : Albin Michel (1 avril 2004) 
          Collection : Litt.Generale 
          Langue : Français 


          Holly et Gerry sont très amoureux. Malheureusement, Gerry meurt prématurément d'une tumeur au cerveau. Holly, effondrée, n'arrive pas à s'en remettre. Gerry, avait pourtant promis de ne jamais l'abandonner.
          Après quelque temps Holly va découvrir que Gerry, qui pressentait qu'elle aurait beaucoup de mal après son départ, lui a laissé une liste, la fameuse liste dont ils parlaient ensemble comme d'une bonne blague. Chaque mois, Holly doit ouvrir une lettre et se conformer au souhait de son mari. C'est liste va lui permettre de se reconstruire. Mois après mois, petit à petit, Holly va réapprendre à vivre, à sourire, à rire. J'ai vraiment aimé cette histoire d'amour qui va au delà de la mort. On assiste Holly tout au long de son deuil. L’héroïne est vraiment très touchante. L'auteur n'en fait ni trop ni trop peu. C'est vraiment crédible... J'ai vraiment eu l'impression de partager les sentiments d'Holly, sa tristesse, sa solitude, ses rires parfois.
          J'ai également beaucoup apprécié les personnages secondaires. Ce livre est également une très belle histoire d'amitié et d'amour fraternel. Effectivement, Holly est vraiment très entourée tant par ses amis (es) que par ses proches. Chacun d'eux aura un rôle très important auprès d'Holly.
          L'auteur n'oublie pas non plus de nous faire rire en nous racontant quelques situations plutot cocasses.
          Bref, vous l'aurez compris, j'ai vraiment passé un très beau moment. Et curieusement, contrairement à beaucoup d'entre vous, je n'ai pas vu le film. Je vais vite remédier à ça grâce à un ami qui me l'a prêté.


          samedi 8 mars 2014

          Tes mots sur mes lèvres de Katja Millay




          Après avoir été agressée, Nastya, ancienne surdouée du piano, s’est inventé une nouvelle identité et s’est réfugiée dans le silence. Elle ne parle plus depuis deux ans. Josh, lui, est seul au monde. Tous les membres de sa famille sont morts les uns après les autres. Son remède : la solitude et le travail du bois. Peu à peu, Nastya partage la vie de ce garçon doux et discret. L’amitié s’installe, puis les sentiments amoureux. Nastya se remet à parler, sans pour autant se dévoiler. Nastya et Josh se soignent l’un l’autre, craignant tout de même de trop s’attacher, la vie ne les ayant pas habitués au bonheur. Leur passion sera-t-elle plus forte que les blessures de la vie ?


          Katja Millay a grandi en Floride avant d’obtenir un diplôme de production cinématographique et audiovisuelle à la Tish School of the Arts de l’université de New-York. Elle a travaillé en tant que productrice TV et professeur d’études filmiques et rédaction de scénarios. Tes mots sur mes lèvres est son premier roman.


          Broché: 504 pages 
          Editeur : Fleuve Noir (2 janvier 2014) 
          Collection : Territoires 
          Langue : Français 


          Nastya, jeune fille, ne parle pas. Elle est habillée de façon vulgaire, limite indécente et maquillée outrageusement. Elle est recueillie par sa tante Margot. Il fallait qu'elle s'éloigne de la maison familiale. Elle est détruite. Pourquoi elle? Elle n'est plus celle qu'elle était et elle ne peut pas faire semblant, même pour les gens qu'elle aime et qui l'aime si fort. Mais ce n'est pas facile de se faire une nouvelle vie.

          Parallèlement, il y a Josh, que tout le monde évite... on le dirait "maudit", les élèves du lycée, à part une ou deux personnes ont vraiment l'air d'avoir peur de lui... tous ses proches sont décédés... Tout d'abord, sa mère et sa soeur, puis son père. Recueilli par ses grands parents, sa grand-mère meurt à son tour, puis ce sera son grand-père. Il est seul au monde! Il souffre, pourquoi toutes les personnes qu'il aime meurent elle les unes après les autres.

          Un soir où Nastya fait son jogging, elle va se retrouver dans le garage de Josh, là où il panse ses plaies et essaye d'oublier sa vie et ses proches qui lui manque tant...

          Et depuis ce soir là, c'est quotidiennement qu'ils se retrouveront dans cet endroit...

          Ces deux âmes en souffrance vont se rapprocher...

          J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, sa façon d'aborder la souffrance de jeunes adolescents, voir de jeunes adultes et de leurs réactions face à cette souffrance.

          Les personnages sont très attachants. Les principaux, Nastya et Josh mais j'ai beaucoup aimé celui de Drew aussi.

          Ce roman parle de souffrance, de seconde chance, d'amour, de la peur de l'avenir et de la peur d'aimer, de tolérance aussi. 

          L'écriture est fluide et on ne voit pas passer ces 500 pages. La fin, criante de vérité, m'a aussi bouleversé. 



          vendredi 7 mars 2014

          Cléo & Sam : Une amitié au delà de la mort d'Helen Brown




          Le témoignage bouleversant d'une mère : comment un chaton, Cléo, va aider une famille à faire le deuil d'un petit garçon, Sam. Helen est mère de deux garçons, Sam et Rob. Sam, l'aîné, 10 ans, est passionné par les animaux. Quand la voisine Léna leur propose un chaton, Sam insiste auprès de ses parents pour l'adopter. Helen accepte que ses fils aillent voir les chats mais refuse catégoriquement qu'ils en prennent un à la maison. Quelques mois plus tard, c'est le drame. Sam, qui a trouvé un pigeon blessé, veut le porter chez le vétérinaire. Sur le chemin, une voiture percute et tue le petit garçon. Rob, impuissant, assiste à la scène. Il ne s'en remettra jamais vraiment. La famille va réapprendre à vivre en accueillant, d'abord avec réticence, le petit chat qu'apporte Léna. Le petit chat de Sam, celui qu'il aurait pu avoir. Une petite chatte en réalité, Cléo, qui va recevoir la tendresse que la famille avait pour Sam.


          Helen Brown, la maman de Sam, vit en Nouvelle Zélande : elle signe un témoignage à couper le souffle. Elle raconte avec émotion le deuil difficile d'une mère et d'une famille, ou comment elle a dû apprendre à se reconstruire. Cléo et Sam, son témoignage traduit dans de nombreux pays, fera écho auprès de tous les parents qui n'osent imaginer le pire, l'impensable.


          Poche: 382 pages 
          Editeur : Pocket (7 mars 2013) 
          Collection : Pocket 
          Langue : Français 


          Pour son anniversaire, ses 10 ans, Sam convainc sa mère de lui offrir un petit chat. Le petit chat noir qu'ils ont vu chez une amie Léna. Sa mère cède, mais Léna doit garder le chat jusqu'à son sevrage, soit 2 mois environ.

          Entre temps, Sam, en allant avec son frère Rob, chez le vétérinaire, porter un oiseau blessé, se fait "fauché" par une voiture et meurt sur le coup.

          Pour Helen, sa mère, pour son père, et pour son frère Rob, qui a assisté à la scène, la vie s'écroule. Ils essayent tant bien que mal de réapprendre à vivre.

          Quelque temps plus tard, Léna leur amène le chat noir destiné à Sam. Helen ne veut pas de ce chat mais sur l'insistance de Rob, elle accepte de faire un essai.

          C'était sans savoir que cette chatte, Cléo (Sam lui avait choisi son nom avant le drame) serait l'élément qui les amèneraient tous à la guérison. Cléo va prendre une telle place, leur donner tant d'amour que peu à peu, ils reprendront goût à la vie et donneront à cette petite chatte toute la tendresse qu'ils avaient pour Sam.

          On va suivre cette famille pendant une vingtaine d'année, durée de la vie de Cléo qui est, a été le lien entre Sam et sa famille.

          Ce roman tourne autour de Cléo, la chatte plus que de Sam. Elle nous montre comment une simple petite chatte a pu aider une famille à faire le deuil d'un enfant, d'un frère.

          Un témoignage bouleversant qui m'a beaucoup touché.