Affichage des articles dont le libellé est auteur(es) découvert en 2014. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est auteur(es) découvert en 2014. Afficher tous les articles

samedi 15 novembre 2014

Le poids du papillon d'Erri de Luca




Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles, l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est arrivée, sa suprématie est désormais menacée par les plus jeunes. En face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. À soixante ans passés, sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé malgré son extrême agilité d’alpiniste, ce chamois à l’allure majestueuse. Et puis, face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette «plume ajoutée au poids des ans». Le poids du papillon, récit insolite d’un duel entre l’homme et l’animal, nous offre une épure poétique d’une très grande beauté. Erri De Luca condense ici sa vision de l’homme et de la nature, nous parle de la montagne, de la solitude et du désir pour affirmer plus que jamais son talent de conteur, hors du temps et indifférent à toutes les modes littéraires.



    Broché: 96 pages
    Editeur : Folio (2 novembre 2012)
    Collection : Folio
    Langue : Français


      Erri De Luca (né Henry De Luca1 le 20 mai 1950 à Naples) est un ouvrier, écrivain, poète et traducteur italien contemporain. Il a notamment obtenu en 2002 le prix Femina étranger pour son livre Montedidio.



      Concernant l'histoire, tout est marqué dans la 4ème de couverture.
      Un livre très court mais dense. Un livre magnifique, où chaque mot a son importance.
      Beaucoup de poésie et une histoire superbe.
      Je n'aurai qu'un mot : (ou plutôt 2) : LISEZ-LE




      jeudi 13 novembre 2014

      La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino




      Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas... Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques... Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D'une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.




        Broché: 253 pages
        Editeur : Actes Sud (3 avril 2010)
        Collection : Actes noirs
        Langue : Français


          Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Il est une des figures majeures du policier japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X, à paraître dans " Actes noirs ".


          Au décès de son père, Sayaka reçoit une enveloppe contenant une clef et un plan. Sayaka ne va pas très bien, elle est mariée à un homme d'affaires qui s'absente plusieurs mois d'affilés. Elle est aussi maman d'une petite fille de 3 ans avec qui elle a de gros problèmes relationnels. Et puis, un problème qu'elle a depuis toujours mais qu'elle refoule tant bien que mal ressurgi... En effet, elle n'a plus aucun souvenir de ses jeunes années. Bizarre, ses parents refusaient de lui en parler et chez eux dans les albums photos, rien sur elle avant 5 ou 6 ans. Elle éprouve dans cette période difficile le besoin de comprendre et qui sait, peut être que cette clé et ce plan vont l'aider dans sa quête.
          Oui, mais elle ne peut ni ne veut agir seule. La seule personne en qui elle ait confiance est son ancien petit ami, celui avec qui elle a passé 6 années avant d'avoir rompu. Elle le contacte donc et le convainc de l'accompagner et l'aider dans cette recherche du passé.
          Ils vont donc se rendre au point indiqué sur le plan. Point qui s'avérera être une maison, abandonnée et très vite ils vont constater des choses étranges.
          L'auteur, que je découvre avec ce roman, a un style très particulier, bref, concis, il sait tenir le lecteur en haleine dans une ambiance souvent pesante. Petit à petit, il va nous livrer les pièces du puzzle.
          Et accompagné des deux protagonistes, nous allons comprendre ce qui s'est réellement passé, et comment cette histoire a marqué l'inconscient de Sayaka et fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui.
          J'ai grandement apprécié ce roman même si j'aurais voulu savoir qu'elle allait être la vie de Sayaka après cette re découverte.
          Je vous le recommande chaudement.



          mercredi 6 août 2014

          Plus haut que les oiseaux de'Eric Pessan





          Ce mercredi 21 avril, nous étions trois. Mes deux amis et moi sur la terrasse de mon immeuble, la seule tour de la cité. L’accès était strictement interdit. Pourtant, on montait souvent tout là-haut. C’était magnifique, la ville n’était plus la même, le monde devenait gigantesque. Ce jour-là, si j’avais été seul, je n’aurais pas fait la même chose. À une demi-seconde près, il ne se serait rien passé. J’y pense sans cesse. À ce qui est arrivé. J’aimerais me confier à quelqu’un, tout raconter. Mais qui pourra comprendre sans juger ?

          Broché: 116 pages
          Editeur : L'Ecole des Loisirs (1 avril 2012)
          Collection : Médium
          Langue : Français




          Comment une succession de hasards peut elle aboutir sur un tel drame?
          Cette phrase pourrait résumé l'histoire de ce livre. Un livre sur la culpabilité. 
          Thomas est un jeune habitant du plus grand immeuble de la cité : 18 étages. Lui habite au 3ème. 
          En compagnie de ses deux amis, ils se rendent régulièrement dans un endroit où leur regard va bien au dessus de ces murs de béton. Oui mais cet endroit, la terrasse de l'immeuble est interdit d'accès. 
          Mais ils bravent cet interdit. Ils ne font rien de mal que regarder l'horizon. 
          Sauf qu'en ce 21 avril, les choses vont être différentes! un stupide jeu qui va virer au drame. Sans le vouloir, juste un jeu inconscient... 
          Ce roman nous montre comment une succession de hasard peut aboutir au drame. 
          Nous allons suivre l'état d'esprit de Thomas, rongé par la culpabilité. 
          un livre fort, poignant et qui devrait faire réfléchir tous lecteurs et particulièrement la jeunesse.




          mardi 5 août 2014

          Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier





          Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». 
          Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam : depuis longtemps il a pris l habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu il est d exprimer sa souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir « libérer son sang » pour se sentir mieux. « Tant que je saigne, je suis vivant », dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même. Samy, à l inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s afficher ensemble au collège et tant pis si on les traite de « lopettes satanistes ». Résistant à la colère paternelle, Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s embrasser. L amour entre les deux garçons est si puissant qu on pourrait espérer qu il libère Dam de sa souffrance. Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du roman trouve enfin son explication : faire l amour pour la première fois... ou mourir. 
          Résumer ce livre est une entreprise frustrante car il contient bien plus que ces mots clefs si tendance dans le roman ado : gothiques, homosexualité, scarifications. C est un roman exceptionnel par sa justesse d écriture, son émotion, et la fin vous laissera pantois. Pour l anecdote, l auteur n a envoyé ce livre à des éditeurs que parce qu une de ses amis l a forcée à le faire.... Elle ne croyait pas qu il puisse intéresser quelqu un !



            
          Broché: 104 pages 
          Editeur : ROUERGUE (11 septembre 2011)
          Collection : DoAdo
          Langue : Français




          Damien De Carolis, dit "Dam de Caro" est un jeune homme de 16 ans, secret, solitaire, discret, ayant à coeur de ne surtout pas se faire remarquer. Il vient de faire sa rentrée dans un nouveau lycée.

          Dam est mal dans sa peau, mal au point de se scarifier pour évacuer la douleur et le mal être qu'il ressent.

          Lors d'une altercation avec le groupe des Skatteurs qui s'en prenne à lui, la Bande à Samy vient le défendre. Dès lors, Dam va intégrer et se lier d'amitié avec les membres de cette bande et petit à petit, il va adopter leur style gothique, tout vêtu de noir et maquillé d'eye liner.

          Un jour, qu'il rentre chez lui, oubliant de se démaquiller, sa soeur (qui étudie Psycho) va déclarer devant ses parents qu'il est homosexuel. Bien que ce ne soit pas le cas, pour une raison inconnue, Dam ne va pas démentir.

          Effectivement, dans cette bande, il se sent très proche de ses amis et particulièrement de Samy, très démonstratif. Il trouve auprès d'eux l'attention et l'affection dont il a tant besoin et qu'il n'a pas dans sa famille. Effectivement, son père, se moquant de sa sensibilité, l'humilie en permanence en racontant ses peurs et ses larmes auprès des invités de la famille. Sa soeur, qui réclame toute l'attention de sa famille, se moque de lui, et sa mère, passive et effacée ne lui montre aucune affection.

          Ce livre est poignant, court mais percutant. et la fin? waouh!!! (je vous laisse découvrir)

          L'auteur aborde beaucoup de thème dont le manque de confiance en soi, le manque de communication entre les ados et leur parent, l'homosexualité, le manque d'amour, la sensibilité...

          Bien que court, ce roman a fait naître en moi de très fortes émotions.


          lundi 4 août 2014

          Sur les traces du passé de Cédric Morel




          « Je décidai de mettre à profit ce long voyage en parcourant les premiers écrits, commençant par les plus anciens. C’est ainsi qu’à bord d’un avion, je découvris l’adolescent torturé mais décidé qu’avait été ce père longtemps avant mon arrivée. »
          Jeune New-yorkaise comblée, Gwenaëlle voit basculer son destin un matin d’automne. Le décès de son père la précipite en France sur les traces de son passé. La figure paternelle exemplaire et si généreuse d’alors, devient inconnue.
          Cherchant à le comprendre, perçant petit à petit sa part d’ombre, Gwenaëlle se trouve happée par une cascade de révélations. Elle découvre les secrets de sa famille enfouis depuis de nombreuses années et comprend que son père pensait la protéger en lui cachant la vérité. Elle décide alors de reprendre sa vie à zéro et d’apprendre à connaître cette famille jusque-là ignorée.
          Ce roman d’apprentissage mêle suspense et confessions, détente et évasion. Pluriactif autodidacte, Cédric Morel interroge sur les rapports familiaux complexes et détériorés par les non-dits.




          Broché: 144 pages
          Editeur : Du Pantheon (8 décembre 2013)
          Collection : ROMAN
          Langue : Français 





          A la mort de son père dont elle est très proche, Gwen à l'aide du journal de celui-ci va se rendre en France, sur ses traces et sur les traces de sa famille française dont il ne lui a jamais parlé.

          Dès son arrivée, Gwen va rencontrer Marcel et Martine qui vont se comporter avec elle comme de vrais parents. Marcel l'aidera dans sa quête de la vérité sur sa famille. Il ne sera d'ailleurs pas le seul à l'aider, Nicolas, le jeune et beau maire de la commune sera là lui aussi.

          Tout au long de ce roman, nous allons suivre Gwen et ses amis dans leur enquête.

          Tout est là, suspense, mystère, secrets, amitié, amour...

          Un roman qui bien que court est très bien construit. J'ai trouvé la plume de Cédric Morel très agréable à lire, le style est fluide et l'histoire plaisante.

          Le seul petit bémol pour moi (je n'arrêtais pas de me le dire), Gwen, américaine, dont l'auteur nous dit au début du livre, n'a qu'une connaissance scolaire de la langue française, se débrouille un peu trop bien sans problème de compréhension lié à la langue française.

          Mais cela n'enlève rien à l'intérêt de ce livre que j'ai beaucoup apprécié et que je recommande à tous


          La dernière fois de Phiseth Srun






          Au début du printemps 1975, à 12 000 kilomètres du Sud-Est de la France, un jeune étudiant de vingt ans, originaire de Phnom Penh et issu d’un milieu militaire, quitte sa ville natale pour se rendre chez ses amis au Laos. Pour ce faire, il doit parcourir 800 kilomètres en autocar, partant de la région Nord-Ouest du Cambodge pour rejoindre se rendre à Vientiane. Un mois plus tard, les maquisards communistes « Khmers rouges » envahissent les villes du pays..

          En partenariat avec :

          Cliquez sur l'image pour accèder au site des Editions VPS



          Auteur(s) : Phiseth Srun
          Editeur : Editions Vps
          Collection : Editions VPS
          Langue : Français
          Parution : 03/06/2014
          Format : Petit, de 0 à 350g
          Nombre de pages : 248.0





          Tout d'abord, je voudrais remercier Les éditions VPS de m'avoir donné l'opportunité de découvrir ce roman qui m'a fait passé un très bon moment de lecture.

          A travers ce roman, nous allons voyager avec un jeune cambodgien de 20 ans, qui quitte son pays, le Cambodge en direction du Laos puis de l'Europe.

          A bord d'un autocar, Tsunara, issus d'un milieu militaire, va donc traverser le continent sud-asiatique sur 800 km afin de rejoindre un ami de son père.

          Ses projets? il ne sais pas trop. Soit il aura une opportunité de se rendre aux Etats Unis et il profitera de son passage au Laos pour étudier son anglais, soit ses parents trouveront une solution financière pour l'envoyer en France. Dans le pire des cas, pense t-il, il rentrera au pays.

          Mais c'était sans compter, qu'un mois plus tard, les Kmers rouges auraient envahi son pays.

          Il ne savait pas à ce moment là que c'était la dernière fois qu'il voyait ses parents, sa soeur et son pays.

          Après bien des tracas et des péripéties que nous suivront tout au long du roman, Tsunara se retrouvera en France, à Troyes. Non sans difficultés, il fera tout pour s'intégrer et devenir autonome financièrement. 

          J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur qui m'a permis de me mettre réellement à la place de ce jeune, de partager ses doutes et ses espoirs.

          Ce livre est criant d’authenticité et de sincérité.

          Les chapitres relativement courts donnent un très bon rythme à la lecture de ce roman.

          Un fois commencé, j'avais hâte de savoir ce qui arriverai à Tsunara et comment il se sortirait de ce périple

          Ce livre traite des réfugiés politiques, leurs difficultés morales et matérielles d'intégration mais aussi la solidarité.

          Je vous recommande cette lecture très intéressante qui pour ma part, ne pas pas laissée indifférente.





          vendredi 25 juillet 2014

          La douleur de l'absence de Lynne Griffin






          Quand Tessa entre dans le cabinet de Celia, thérapeute, elle espère trouver des réponses aux questions qui la hantent depuis l'accident ayant coûté la vie à sa petite fille de quatre ans : qui peut bien être ce chauffard qui roulait si vite devant l'école maternelle ? Comment a-t-il pu s'enfuir alors qu'Abby gisait sur la route ? Pourquoi la police a-t-elle laissé tomber l'enquête ? Et, surtout, comment continuer à vivre sans Abby ? Au fur et à mesure des séances se crée entre les deux femmes un lien de confiance, et même d'affection. Car Celia est la mieux placée pour comprendre Tessa : elle-même a perdu une petite fille, emportée par la maladie. Mais ce que toutes deux ignorent, c'est qu'elles ont plus en commun qu'un impossible deuil. Alors que Tessa poursuit sa quête désespérée d'apaisement, elle va mettre au jour une terrible vérité qui fera tomber toutes leurs certitudes...


          Reconnue aux États-Unis comme une experte en matière de conseil aux familles, Lynne Griffin est l’auteur de nombreux articles publiés dans les revues spécialisées. La Douleur de l’absence est son premier roman.

          Poche: 408 pages
          Editeur : Le Livre de Poche (27 juin 2012)
          Collection : Littérature & Documents





          Un sujet touchant pour ce roman. Perdre un enfant est une épreuve terrible mais quand la personne qui l'a percuté s'enfuit, c'est pire encore!
          Tessa a perdu sa fille de cinq ans alors qu'elle faisait une sortie scolaire.
          Tessa ne peut pas vivre dans sa fille. Elle se culpabilise, elle refait le programme de cette journée. Et si, ce fameux jour, elle n'avait pas emmené sa fille à l'école, et si ce jour là il avait plu.... Et si, et si...
          Et la police, que fait elle? pourquoi ne retrouve t-elle pas le chauffard, probablement alcoolique, récidiviste...
          Tessa et Ethan sont détruits mais ils réagissent différemment. Tantis qu'Ethan reprend assez rapidement son emploi, Tessa, paralysée, ne peut pas continuer à vivre sans savoir ce qui est arrivé à sa fille, par qui et pourquoi?
          Elle va voir une psychothérapeute, Célia qui l'aide. Et qui mieux que Célia, qui a elle aussi perdu un enfant pourrait l'aider et la comprendre.
          Dans ce roman, on va suivre parallèlement d'un chapitre à l'autre, la vie de Célia psychothérapeute, dont le mariage n'a pas survécu au drame et dont la nouvelle vie avec son ex-mari, son fils de 15 ans et son nouveau mari est très compliquée
          et suivre Tessa et Ethan après le drame.
          J'ai été un peu décue à la lecture de la première partie du livre car j'y trouvé beaucoup de longueur.
          Puis petit à petit, grâce à des chapitres courts, je me suis enfin laissée embarquer par l'histoire.
          J'ai, malgré ma compréhension de son état, eu souvent envie de secouer Tessa, très égoiste dans son chagrin, pourtant entourée de personnes comme son mari et sa soeur avec qui elle est assez dure.
          Quant à Célia, bien qu'excellente thérapeute, j'ai trouvé qu'elle avait bien du mal à gérer sa propre famille et que la citation "fais ce que je te dis et pas ce que je fais" trouvait ici toute sa signification.
          Au final, j'ai passé un bon moment et ne regrette pas d'avoir poursuivi ma lecture.


          mercredi 23 juillet 2014

          Judy, portée disparue d'Anne Cassidy





          L'émission sur les enfants disparus commença.
          L'animateur présenta les quatre enfants dont il serait question ce soir. En voyant la photo de Judy, j'oubliai tout autour de moi, absorbée par la télévision, incapable de détourner les yeux de l'écran. " Judy Hockney n'avait que cinq ans lorsqu'elle a disparu par un froid après-midi de novembre, il y a huit ans. C'était une enfant douée, bavarde, chaleureuse. Peu avant sa disparition, elle se trouvait avec sa soeur Kim.
          Après s'être disputée avec elle, Indy est partie seule de son côté et plus personne ne l'a revue. " Huit ans. Huit ans déjà que Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant, pour sa soeur Kim, Judy est partout. Pas un jour sans que Kim ne pense à elle. Pas un jour sans qu'elle croie l'apercevoir parmi les autres enfants. Judy n'est plus là; mais elle prend toute la place. Et Kim ne vit plus que pour cet infime espoir : retrouver sa soeur.



          Pilier de la littérature jeunesse, Anne Cassidy est passionnée par les romans policiers. Mais ce qui l'intéresse n'est pas de découvrir qui est le coupable, mais pourquoi le meurtre a été commis, comment et, surtout, les conséquences de cet événement sur la vie des gens ordinaires.





          Broché: 220 pages
          Editeur : Editions Milan (28 mars 2012)
          Collection : MIL.MACAD.MILAN
          Langue : Français




          Livre emprunté à la bibliothèque au rayon jeunesse après avoir lu la quatrième de couverture.
          Une histoire touchante qui m'a profondément émue.
          L'auteure aborde ici un thème grave "la disparition" d'un enfant.
          Suite à une dispute avec sa soeur Kim, Judy s'éloigne dans la rue. Après quelques minutes, Kim pensant que sa soeur boudait mais allait la suivre, fait demi tour pour aller la chercher.
          Mais là, c'est le drame. Sa soeur n'est plus là, elle n'est pas dans la rue, elle a disparu!!!
          8 années plus tard, Kim, alors étudiante à la fac, ne s'est jamais remise de ce drame. Elle culpabilise, elle s'en veut, elle n'aurait jamais dû lâcher la main de sa soeur. Malgré un suivi psychologique, Kim continue à la chercher dans chaque petite fille qu'elle croise et la reconnait souvent parmi ces fillettes.
          Ce soir, à la télé, est diffusée une émission sur la disparition d'enfant. Les médias vont évoquer le cas de Judy.
          Ses parents, quant à eux, ont créé une association destinée à récolter toutes informations permettant de retrouver des enfants disparus. Ils ne vivent que par l'espoir de retrouver Judy, ils se battront jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'ils sachent...
          Grâce à l'émission, et une information récoltée, l'affaire de Judy est relancée.
          J'ai été happée par cette histoire qui a fait naître en moi des sentiments très forts. L'auteur utilise des mots très justes emprunts de réalisme. On comprend l'obsession de Kim et de ses parents de vouloir la retrouver
          On comprend également la difficulté de faire son deuil quand on ne sait pas ce qui est arrivé à la personne disparue, plus encore quand son corps n,'a pas été retrouvé.
          Au cours de ma lecture, j'ai comme Kim et ses parents crû qu'on retrouverait Judy et le souhaitait vraiment car j'avais l'impression de ressentir les mêmes chose que ces parents ou soeur ressentaient. L'auteure a su tenir le lecteur en haleine.
          A la fin de ce livre, on saura ce qui est arrivé à Judy.
          J'ai beaucoup aimé l'écriture simple, fluide mais dans un style percutant.
          Par contre, par les émotions qu'il engendre, je ne sais pas si je le ferais lire à un public trop jeune.

          mardi 22 juillet 2014

          La brocante du coeur de Robert Cormier






          Trent ne fait que son métier, mais il le fait bien. Il le fait mieux que personne. Son métier consiste à interroger des suspects. Avec patience, intelligence, tact et malice, avec art. Jusqu'à ce qu'ils avouent leur crime. Face à lui, ils finissent toujours par avouer. Trent a quelque chose d'irrésistible. « Sa touche magique », disent les journaux. « Tu es ce que tu fais », disait sa femme, Lottie, avant de le quitter. 
          Ce jour-là, le crime est particulièrement horrible et la récompense promise à Trent particulièrement désirable. Quitter enfin son bled pourri du Vermont. Faire carrière. Le petit-fils du sénateur Gibbons était en CE 2 avec Alice, la victime, sept ans. « La ville a besoin d'une arrestation, les familles sont bouleversées. Écrivez vous-même l'addition. Je tiens toujours mes promesses », dit le sénateur. 
          La police a mis la main sur Jason, douze ans, qui a passé l'après-midi à faire un puzzle avec Alice. C'est un garçon original, maladroit, timide, violent à ses heures. Très observateur. Épris de justice. Un marginal, donc. Le seul problème, c'est qu'il nie. 
          Trent se met au travail.




          Poche: 153 pages
          Editeur : Ecole des Loisirs (24 janvier 2003)
          Collection : Médium
          Langue : Français


          Un livre trouvé dans le rayon jeunesse. Après sa lecture, ça m'a un peu dérangé qu'il soit dédié à un public si jeune.
          Alice, 7 ans a été assassinée. La police n'a pas beaucoup d'éléments mais sous la pression des autorités locales et des habitants, il leur faut trouver le ou un coupable. 
          Leur seul suspect, bien qu'ils n'aient rien de concret contre lui sauf qu'il a probablement été le dernier à voir la victime est Jason, 12 ans. N'est-il pas étrange qu'un jeune garçon de 12 ans soit ami avec une fillette de 7 ans? Seul un aveu pourrait le confondre. Alors ils vont faire appel à Trent, policier spécialisé dans l'interrogatoire et pour le convaincre, lui proposer une promotion s'il accepte.
          Nous allons être les témoins de cet interrogatoire, ne devrais je pas dire de cette manipulation mentale sur un enfant de 12 ans. Jason, très intelligent, qui avec ses mots, comprend ce qu'on est en train de faire avec lui.
          Je ne spoilerai pas, aussi, je vous dirai simplement que cette manipulation m'a profondément dérangée et que la fin m'a beaucoup choqué.
          Je ne pense pas non plus que ce livre soit à mettre entre les mains de tout le monde, qui plus est des adolescents et qu'après cette lecture, j'espère que toute personne mineure est bien protégée par la loi dans le déroulement de tout interrogatoire.